Sophie tourne de l’œil [sɔ.fi tuʁnə də l‿œj]

Fig. A. Sophie.

[sɔ.fi tuʁnə də l‿œj] (METAPH. MORT.)

On a eu beau passer l’arme à gauche depuis la nuit des temps, la faucheuse n’a pas toujours débarqué en grande pompe avec son cortège de chez Borniol, ses pleureuses médiatiques empressées de balancer une photo du défunt à leurs côtés histoire de souligner combien elles sont des personnes importantes, ou ses fleurs en plastique de deuil.

Avoir la main verte [avwaʁ la mɛ̃ vɛʁt]

Illustration vintage d’un jardinier aux mains couvertes de terre cultivant des plantes luxuriantes – expression avoir la main verte

Fig. A. Main de jardinier.

[avwaʁ la mɛ̃ vɛʁt] (METAPH. AGRIC.)

Le joueur aura la main tout simplement. Le cogneur l’aura leste et sa victime courante. Le généreux sur le cœur. Le vicelard baladeuse. Le patineur l’aura jaune. Et ce n’est pas le peintre un peu brouillon qui aura la main verte.

Se gratter la couenne avec un clou rouillé [sə ɡʁa.te la kwan a.vɛk œ̃ klu ʁu.je]

Se gratter la couenne avec un clou rouillé

Fig. A. Quand ça grattouille.

[sə ɡʁa.te la kwan a.vɛk œ̃ klu ʁu.je] (loc. bêt. BRICOL.)

Quand un comportement fleure bon la mauvaise idée, l’imprudence crasse et le manque flagrant de discernement, il a une expression qui l’attend dans les temps surannés. Il se dit en effet d’un grand malavisé qu’il se gratte la couenne avec un clou rouillé. Pas besoin d’être bricoleur pour comprendre.

Ne pas être contre un tour de moulin [nə pa ɛtʁ kɔ̃tʁ‿œ̃ tuʁ də mulɛ̃]

Le moulin rouge à Paris

Fig. A. À Pigalle on n’est jamais contre un tour de moulin.

[nə pa ɛtʁ kɔ̃tʁ‿œ̃ tuʁ də mulɛ̃] (métaph. BAGAT.)

Expression gracieusement suggestive pour désigner un tempérament primesautier, un consentement joyeux à la chose galante, un entrain certain à tournoyer sous la couette sans avoir besoin de se faire prier. Ne pas être contre un tour de moulin, c’est ne pas fuir quand le vent se lève, surtout s’il est du sud.

Jouer du peigne à friser les idées [ʒwe dy pɛɲ‿a fʁize lez‿ide]

Coiffeuse jouant du peigne

Fig. A. Coiffeuse jouant du peigne à friser les idées.

[ʒwe dy pɛɲ‿a fʁize lez‿ide] (métaph. BLABLA.)

Qu’elles fassent dans la litote ou l’euphémisme, l’anaphore ou l’oxymore, il est des figures de style qui se tiennent droites dans leurs bottes, aux idées bien carrées, lissées par la rigueur et rendant compte d’une pensée logique.