
Fig. A. புதுச்சேரி.


Fig. A. புதுச்சேரி.
Abraham Maslow avait à juste titre décidé de classer la faim parmi les besoins les plus fondamentaux de l’être humain dans sa Theory of Human Motivation parue en 1941. Ce besoin physiologique aussi vieux que l’homme est homme a trouvé forme communicable dans de nombreuses expressions dont certaines sont aujourd’hui dépassées (le « Agougou agou agou » de l’australopithèque qui réclame sa part de mammouth par exemple), d’autres tristement modernes (« Y’a qu’chez Flunch qu’on peut fluncher » avec frites à volonté évidemment), et d’autres encore surannées. C’est sur l’une d’entre elles présente dans cette dernière et noble catégorie que nous ferons lumière en ce jour.

Fig. A. Tenues fém. pince-fesses (XXe s.)
Quand on s’en bat les c***lles avec une pelle à tarte, quand on n’en a rien à braire, quand on s’en tamponne le coquillard, quand on s’en fiche tout simplement, quand on n’en a rien mais vraiment rien du tout à foutre, on peut dire, si on est suranné et plus sophistiqué, qu’on s’en moque comme de colin-tampon.

Fig. C. Lapin péteur.
Il était autrefois (en des temps surannés) des unités de mesure dont l’existence nous est encore utile même si leur valeur nous semble désormais floue. Ainsi connait-on aujourd’hui un usage du sel bien différent de ce qu’il représenta pour nos anciens d’avant 1923 (date d’invention du réfrigérateur et donc de la conservation des aliments sans aide de sel), ainsi les plus surannés d’entre vous se souviennent-ils des Francs et de leur pièces et billets, ainsi d’autres mesurent-ils encore leur beurre en livre…

Fig. A. Talkin’ to me ? (illust. XVIIIe).

Fig. O. Au loin à droite, la colline de Chaillot.

Fig. A. Lâchez les vachettes !
L‘expression délicieusement surannée du jour fait partie de cette catégorie dite « à deux bandes » parce qu’elle est doublement surannée. Son histoire vaut son pesant de cacahuètes, installez-vous confortablement et dégustez, c’est cadeau ça m’fait plaisir.

Fig. A. Une balade à lurelure.
Le qualificatif même dépréciant est souvent bienveillant joyeux et tendre à l’époque surannée. Ce temps où l’on prenait le temps, ce temps des artisans, savait moucher celui qui se hâtait mal, si mal qu’il en faisait n’importe quoi.

Fig. O. O.