Avoir une belle tête de vainqueur [avwar yn bèl tèt de vêkër]

avoir une belle tête de vainqueur

Fig. A. Belle tête de vainqueur.

[avwar yn bèl tèt de vêkër] (loc. sport. JO.)
SYN. Avoir une tête de nœud.

Depuis 776 av. J.C., date de création des Jeux Olympiques, on sait que seul le vainqueur est beau et que l’essentiel n’est pas de participer mais de gagner.

Depuis la Grèce antique et ses concours sportifs pentétériques, ce vainqueur à la plastique magnifiée par une couronne de branches d’oliviers sacrés gagnera le cœur des hommes et des femmes et pourra ainsi se repaître de ses exploits sur la piste.

Numéroter ses abattis [nyméròté séz- abati]

Numéroter ses abattis

Fig. A. Exemple de mauvaise numérotation d’abattis.

[nyméròté séz- abati] (loc. guerr. NUM.)

Quand toutes les chances ont été données à la paix sans pour autant rencontrer de succès, quand les coups de semonce n’ont pas découragé les excités, il faut se préparer à la baston. Celle qui montre qui c’est Raoul, celle dont on sait qu’elle va éparpiller par petits bouts, façon puzzle.

Être sapé comme un milord [ètre sapé kòm û milòr]

Fig. A. Lord sapé comme un milord.

[ètre sapé kòm û milòr] (loc. élég. MOD.)

C‘est certainement parce que l’on doit aux îliens Grands-Bretons une partie de l’expression étudiée en cette définition qu’elle charrie à la fois respect et once de dédain.

Être parti pour la gloire [ètre parti pur la ɡlwar]

Fig. A. Et un, et deux, et trois-zéro.

[ètre parti pur la ɡlwar] (loc. patri. MARSEIL.)

Une lecture rapide du chant national adopté lors de la séance de la Convention nationale du 26 messidor an III (14 juillet 1795), dit La Marseillaise, pourrait laisser penser que « Allons ! Enfants de la patrie ! Le jour de gloire est arrivé » signifie que ça y est, depuis le temps qu’on vous le promet, c’est parti mon Kiki, c’est parti pour la gloire.