Gratter le mince [gʁate lø mɛ̃s]

Fig A. Gratte-papier grattant le mince.

[gʁate lø mɛ̃s] (exp. script. CULT.)

Il en est (tristement) ainsi de l’histoire de l’humanité : c’est en se foutant sur la tronche lors de batailles sanglantes que la connaissance progresse. De là à penser que l’ouverture d’esprit est proportionnelle à celle du crâne de l’ennemi il n’y a qu’un pas que la pédagogie se refuse cependant à franchir, préférant s’en tenir à des préceptes plus charitables comme la grammaire, la dialectique ou la rhétorique. Ceci est cependant une autre histoire.

Glisser dessus comme l’eau sur les plumes d’un canard [glise dəsy kɔm ɛl o syʁ le plym de œ̃ kanaʁ]

Fig. A. Canard à plumes.

[glise dəsy kɔm ɛl o syʁ le plym de œ̃ kanaʁ] (loc. anim. INDIFF.)

Quand peu chaut à l’homme des temps surannés – égaré qu’il soit en modernité ou les deux pieds bien ancrés dans l’époque, peu importe – il lâchera une tirade que le moins spécialiste des anatidés saura interpréter : « ça me glisse dessus comme l’eau sur les plumes d’un canard ».

Découvrir le Pérou à Orléans [dekuvɛʁir le péru a orléan]

Fig. A. Dix mille kilomètres séparent le Machu Picchu de la préfecture du Loiret.

[dekuvʁir le péru a orléan] (loc. verb. QUECHU.)

La recherche de la cité perdue, celle où les Incas se paraient d’or à qui mieux mieux et ne savaient plus que faire du métal fabuleux tant il était commun pour eux, est le but du moindre Pizzaro de pacotille, du premier tonton Cristóbal venu.