
Fig. A. Bambocharde plus très fraîche.
[ɛtʁ fʁɛ kɔm œ̃ gaʁdɔ̃] (loc. pisci. POISS.)
Il fut un temps où le gardon, modeste poisson d’eau douce, jouissait d’une réputation enviable.


Fig. A. Bambocharde plus très fraîche.
Il fut un temps où le gardon, modeste poisson d’eau douce, jouissait d’une réputation enviable.

Fig. A. « Je ne dois pas chanter pendant la leçon d’histoire ». Archives pers.
Que ce soit ce sacré Charlemagne ou non qui eut un jour cette idée folle d’inventer l’école, il est une certitude sur son caractère imposé (que d’aucuns maudirent longtemps pour cause de différend avec des représentants du corps enseignant, mais ceci est une autre histoire¹) : celui-ci est dû à Jules Ferry et date de 1882. Ah, sacré Jules !

Fig. A. Coquin présentant son billet de logement au marquis (avant de présenter ses hommages à Madame la marquise), huile sur toile, Paul-Léon Jazet, 1879.
Quand la disgrâce physique est telle qu’elle ne peut être nommée directement – moche, laid, affreux s’avérant insuffisants – il existe heureusement une belle expression qui sans tourmenter plus qu’il ne l’est le laideron, fera son petit effet. À coucher dehors avec un billet de logement remet ainsi l’infortune plastique à sa place : hors de la chacunière.

Fig A. Gratte-papier grattant le mince.
Il en est (tristement) ainsi de l’histoire de l’humanité : c’est en se foutant sur la tronche lors de batailles sanglantes que la connaissance progresse. De là à penser que l’ouverture d’esprit est proportionnelle à celle du crâne de l’ennemi il n’y a qu’un pas que la pédagogie se refuse cependant à franchir, préférant s’en tenir à des préceptes plus charitables comme la grammaire, la dialectique ou la rhétorique. Ceci est cependant une autre histoire.

Fig. A. Canard à plumes.
Quand peu chaut à l’homme des temps surannés – égaré qu’il soit en modernité ou les deux pieds bien ancrés dans l’époque, peu importe – il lâchera une tirade que le moins spécialiste des anatidés saura interpréter : « ça me glisse dessus comme l’eau sur les plumes d’un canard ».

Fig. A. Crayon Conté, toujours taillé.
L‘écolier studieux des temps où la cursive est maîtresse de la pensée couchée sur lignage Seyes sait qu’il doit posséder des crayons bien taillés. C’est ainsi.

Fig. A. Calots à la jubile, probablement suite à une blague de Toto. 1876.
Se fendre la poire, se gausser, se bidonner, se gondoler et se poiler, rigolbocher même, a toujours pour conséquence d’avoir les calots à la jubile.

Fig. A. Quelques adeptes des bains de mer aux Goudes.
S‘il vous prenait, dans un accès de dépit mal réprimé, d’intimer à un contradicteur par trop contredisant d’aller se jeter aux Goudes, il serait préférable d’adopter l’accent chantant nécessaire au bon usage de l’expression. De celui qui fait dans le placement original de l’accent tonique et vous rappelle ce faisant qu’il est du Sud, qu’il aime le verbe quand il est haut et le Ricmuche pas trop noyé. Surtout pas de pointu.

Fig. A. Un camion avant le paiement.
Même si l’idée du camion qui germe dans l’esprit fécond de Nicolas Joseph Cugnot en 1769 peut être vue comme initiale, le bougre aura malheureusement le mot qui flanche en dénommant son chariot à transporter les charges lourdes un « fardier » (certainement parce qu’il permettait de se fader des fardeaux) et ne peut dès lors être crédité de l’invention de l’expression payer au cul du camion.

Fig. A. Les Apaches.
L‘escarpe des fortifs’, le rôdeur de barrière, qu’il soit des Gars de Charonne ou de la bande des Quatre Chemins ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de faire valoir son point de vue. L’Apache en désaccord n’hésite pas en effet à mettre un brocco, histoire d’argumenter. La Belle Époque c’est aussi du bourre-pif, de la taloche, de la nasarde, pas que de la java ou de la valse chaloupée.