Craindre velu [krêdre vely]

craindre velu

Fig. A. Chef néandertalien velu.

[krêdre vely] (loc. verb. AUTOR.)

La déception, voire le mécontentement, face à une médiocrité quelconque a très vite nécessité la production d’une expression autre que le fameux « graoumpf » néandertalien qui officiait depuis des millénaires quand le langage a pris ses aises dans les relations entre les hommes.

Avoir la tête près du bonnet [avwar la tèt prè dy bònè]

avoir la tête près du bonnet

Fig. A. Un bonnet qui gratte. Collec. privée.

[avwar la tèt prè dy bònè] (loc. lain. BONN.)

C‘est en laissant penser qu’elle enfonçait des portes ouvertes que la langue surannée s’est construite, cachant ainsi à ceux qui n’étaient pas destinés à la parler le sens de ses expressions.

Eh bien mon cochon [é bjê mô kòSô]

Eh bien mon cochon

Fig. A.  Fameux numéro de dressage.

[é bjê mô kòSô] (exclam. spont. GRUÏ.)
La domesticité du cochon étant avérée depuis au moins le neuvième millénaire avant J.C., il est bien logique que l’homme se soit mis à lui parler un jour ou l’autre, la proximité quotidienne permettant de cultiver un langage commun (et plus si affinités).

Donner le fion [dòné le fjô]

Fig. A. La Joconde : une belle histoire de fion.

[dòné le fjô] (loc. art. DÉT.)

Généralement complices, l’argot et la langue surannée peuvent en de rares occasions s’opposer et tirer chacun dans leur sens, au risque de s’abîmer l’un et l’autre et de laisser un boulevard à la novlangue start-upienne.

Avoir un métro de retard [avwar û métro de retar]

Avoir un métro de retard

Fig. A. Candélabre Dervaux.

[avwar û métro de retar] (loc. métrop. TRANSP.)

C‘est à un inspecteur général des Ponts et Chaussées que la langue surannée doit l’expression du reproche goguenard qui est fait à celui qui comprend lentement, qui est à côté de la plaque, dans ces temps où débarquent le fascinant progrès et ses merveilleux fous inventeurs.