Le match suranné vs. moderne

Fig. A. Le match suranné vs. moderne.

Tant de mots opposent le moderne au suranné qu’ils en viennent parfois aux mains. Voici le grand match suranné vs. moderne dont, chère lectrice, cher lecteur, vous serez l’arbitre. C’est la bagaaaaaarre !

Quiz Suranné spécial technologie [kiz]

Avant que Wifi, HTTP, Bluetooth©, www. et d’autres acronymes impossibles à connecter entre eux ne viennent perturber le quotidien, la technologie semblait presque docile et à portée de l’être humain.

Pour savoir si tu es capable de programmer un magnétoscope et rembobiner une cassette audio, réponds à ces dix questions truffées de pièges. Gagneras-tu 1 Bon Point Mot Suranné ?

Donner un tuyau [dòné ê tyjo]

Donner un tuyau

Fig. A. Judas donnant un tuyau sur une course de chars.

[dòné ê tyjo] (loc. secr. JUD.)

Pour autant sympathique que soit le plombier, honorant toujours ses rendez-vous à l’heure dite avec le sourire¹ qui plus est², ce n’est pas à son professionnalisme que la langue désuète doit l’expression donner un tuyau.

S’il est facile, voire un peu cruel, de se gausser des élucubrations capillaires du premier footballeur moderne venu, nous ne pouvons passer sous silence les diverses expériences des années surannées en matière de coiffure.

Tomber comme du beurre frais sur une tartine [tôbé kòm dy bër frè syr yn tartin]

Tomber comme du beurre frais sur une tartine

Fig. A. Beurrage de tartine.

[tôbé kòm dy bër frè syr yn tartin] (loc. gustat. BEUR.)

S‘il est scientifiquement prouvé¹ que toute tartine tombant s’écrase obligatoirement au sol du côté où se trouvent le beurre et la confiture (Loi LEM dite de l’Emmerdement Maximal ou Loi de Murphy énoncée en 1949 par Edward A. Murphy), il n’en est pas de la chute comme d’une fatalité absolue y compris au petit déjeuner.

Avoir les dents du fond qui baignent [avwar lé dâ dy fô ki bèN]

Fig. A. Convive heureux. 1963.

[avwar lé dâ dy fô ki bèN] (loc. satisf. MANG.)

L‘expression d’une satiété sans aucune restriction était de mise en ces temps désuets où la maîtresse de maison œuvrait en cuisine de longues heures afin de satisfaire les papilles et l’estomac de ses convives; une question de savoir-vivre.