Boustrophédon [bustʁofedɔ̃]

[bustʁofedɔ̃] (n. m. →←)
boustrophédon

Fig. A. Bœuf au travail.

Ancienne gymnastique graphique
facétieux scribes des par pratiquée
qui, las de suivre la
sages lignes des tyrannie
, décidèrent d’écrire une ligne
puis droite à gauche de 
la suivante de droite à
.suite de ainsi et, gauche
Tel le bœuf traçant
champ un dans sillon son
, ces écritures allaient et
lecteur le défiant, revenaient
condamné à d’étranges contorsions
.nuque la de
On y lit donc le passé
: labyrinthe un comme
une ligne avance, l’autre recule,
perd s’y l’esprit et
avec un plaisir antique.
usages des Disparu
depuis qu’on préféra
et moderne linéarité la
rassurante des paragraphes
ordonnés bien
, le boustrophédon bien que suranné
superbe mot un reste
pour briller dans les dîners
.interlocuteur son confondre ou

S’emmêler les pinceaux [s‿ɑ̃.mɛ.le le pɛ̃.so]

S'emmêler les pinceaux

Fig. A. Artiste et ses pinceaux emmêlés.

[s‿ɑ̃.mɛ.le le pɛ̃.so] (CONFUS. PEINT.)

La bohème, la bohème-heu, ce temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, quand Montmartre accrochait ses lilas jusque sous nos fenêtres, quand quelque bistrot contre un bon repas chaud nous prenait une toile, quand l’artiste en blouse grise nous dévoilait sa muse qui posait nue.

Jeter l’éponge [ʒə.te l‿ɛ.pɔ̃ʒ]

Jeter l'éponge

Fig. A. Boxeur sonné.

[ʒə.te l‿ɛ.pɔ̃ʒ] (BOX. ABAND.)

Il peut y avoir de l’élégance dans la défaite. Pour le défait s’entend. Perdre le combat mais pas son honneur, en reconnaissant quand il est encore temps que le costaud d’en face était aujourd’hui le plus fort.

Prendre le ton du chef du parti pour choisir le vin [pʁɑ̃dʁə lə tɔ̃ dy ʃɛf dy paʁ.ti puʁ ʃwa.ziʁ lə vɛ̃]

Un repas bien arrosé

Fig. A. « Je pense que notre choix en dira long sur notre cohérence en matière de politique des terroirs. Il nous faut rester fidèles à la ligne tracée par nos aînés et faire savoir aux tenants du rosé ce qu’il en coûte de bafouer le labeur de nos agriculteurs. »

[pʁɑ̃dʁə lə tɔ̃ dy ʃɛf dy paʁ.ti puʁ ʃwa.ziʁ lə vɛ̃] (BLABLA. PINAR.)

Les comités Théodule ont tant voix au chapitre dans les temps surannés qu’ils font des émules de la phrase ampoulée jusque dans le moindre recoin du quotidien.

Boire du petit lait [bwaʁ dy p(ə)ti lɛ]

petit lait

Fig. A. C’est l’heure du petit lait.

[bwaʁ dy p(ə)ti lɛ] (LACT. SATISF.)

Satiété du corps et de l’amour-propre trouvent toujours en langue française une expression où elles convergent. Un peu comme si se taper la cloche et se regarder le nombril étaient les préoccupations majeures de ceux qui usent de cette parlure. Il faudra un jour étudier la question… Éludons-la pour le moment.