Ne pas sucer que de la glace [ne pa sysé ke de la ɡlas]

Ne pas sucer que de la glace

Fig. A. À déguster avec de la glace.

[ne pa sysé ke de la ɡlas] (loc. alco. SANT.)

Lorsque l’art apéritif se prenait au Balto en une compagnie d’habitués remettant tour à tour la tournée du p’tit dernier avant la route, régnait une expression qualifiant les plus rompus à l’absorption d’une quantité importante de boisson alcoolisée.

Manger son chapeau [mâZé sô Sapo]

Fig. A. Marri s’apprêtant à manger son chapeau.

[mâZé sô Sapo] (loc. cuis. HUMIL.)

Quand il veut prouver au monde ébahi devant son instruction infinie combien il est brillant, le sachant, tout ennuyé par la génération spontanée d’une expression désuète qui veut lui échapper, va chercher dans la littérature ce qu’il lui faut de référence indiscutable.

Avoir le capot qui cache la manivelle [avwar le kapo ki kaS la manivèl]

Fig. A. Monsieur Patate. Circa 1912.

[avwar le kapo ki kaS la manivèl] (loc. auto. GRAS.)

Bien longtemps avant que le combat entre le Beau et le Pas Cher ne s’achève sur l’écrasante victoire de ce dernier dans un florilège de -80% dernière démarque et de Tout doit disparaître (sur autorisation préfectorale) clignotant rouge sur fond jaune, l’industrie française de l’automobile régnait.

Faire petit salé [fèr peti salé]

Fig. A. Gros cochon.

[fèr peti salé] (loc. charc. SEX.)

Il est convenu en cuisine française que c’est la poitrine de porc (ou la palette ou la jambonneau) qui est utilisée pour réaliser le petit salé. Avec des lentilles en sus on obtiendra un plat à la fois rustique et succulent qui ravira les gourmets tout comme les affamés.

Ne pas valoir la queue d’un vieil ail [ne pa valwar la kö dû vjèj aj]

Fig. A. Ouvriers construisant la pyramide de Khéops.

[ne pa valwar la kö dû vjèj aj] (loc. vac. RIE.)
SYN. Ne pas valoir la quille pourrie d’un bateau-mouche.

En des temps où ferrailler pour une subtilité avait encore un sens, une lutte fratricide opposa le fifrelin au vieil ail.

Le but de ce combat était de savoir qui de l’un ou de l’autre était le véritable moins que rien, le plus peu de chose en quelque sorte.