Faire des almanachs [fèr déz- almana]

Fig. A. À la Saint-Glinglin chantent les lendemains.

[fèr déz- almana] (loc. att. IDÉ.)
Qu’il soit de Liège, de Paris, du Gotha, du Pèlerin ou Vermot, l’almanach est depuis Les Travaux et les Jours (Hésiode) qui date du VIIIᵉ siècle avant JC, la lecture populaire par excellence.

Rejeter le moucheron et avaler le chameau [reZeté le muSrô é avalé le Samo]

Rejeter le moucheron et avaler le chameau

Fig. A. Faux-derche à dos de dromadaire.

[reZeté le muSrô é avalé le Samo] (loc. évang. F.-CU.)
Exotique et évangélique d’origine, latine aussi selon Mathieu (ch.23, v.24 de ses écrits), excolantes culicem et camelum glutientes utilise comme de nombreuses autres expressions surannées l’image animale pour faire passer son message.

En l’occurence celui de s’éviter de petites fautes pour mieux s’en permettre de plus grandes.

Promener comme le bœuf gras [pròmné kòm le bëf ɡra]

Fig. A. Monsieur et Madame promenant leur fille comme le bœuf gras à l’opéra.

[pròmné kòm le bëf ɡra] (loc. marit. CARNAV.)

Un usage désormais désuet en notre contrée de France voulait – dans ces temps de crinoline – que les parents choisissent celui¹ à qui ils donneraient leur fille en épousailles, la belle n’ayant pas voix au chapitre avant de prononcer le oui qui scellerait son destin.

Ne pas se moucher du pied [ne pa se muSé dy pjé]

ne pas se moucher du pied

Fig. A. Homme se mouchant du pied. Estampe.

[ne pa se muSé dy pjé] (loc. acrob. PÉT.)

Si l’évidence bâtit parfois des expressions qui égareront le chercheur dans sa quête de sens détourné, il lui arrive aussi de faire d’un truisme aussi peu ragoûtant qu’un cochon se vautrant dans la fange une splendide construction jouant du contrepied.