En parler à son cheval [â parlé a sô Seval]

Fig. A. Cheval parlant à l’oreille de l’homme.

[â parlé a sô Seval] (loc. iron. HUN.)

Même dans son expression d’une forme affirmée de mépris pour le propos lénifiant d’un interlocuteur, la langue surannée fait montre d’une certaine délicatesse qu’elle teinte d’ironie pour bien se faire comprendre.

Battre l’antife [batre lâtif]

Fig. A. « Une p’tite piécette m’sieurs dames ? ».

[batre lâtif] (loc. argot. TAPIN.)
Bien que provenant du langage des méchants garçons toujours partants pour un coup de Jarnac, battre l’antife n’est pas une expression violente.

En paumer la Sorbonne [â pomé la sòrbòn]

Fig. A. Remplissage d’un formulaire administratif.

[â pomé la sòrbòn] (exp. pop. COMPRÉH.)

Depuis le XIIIᵉ siècle et la création d’un collège par Robert de Sorbon, la Sorbonne incarne la connaissance et la réflexion, quitte à ce que celle-ci se fasse aussi par la contestation et le jet de pavés ou divers objets contondants sur la maréchaussée (mais ceci est une autre histoire).

Donner de l’eau bénite des passants [dòné de lo bénit dé pasâ]

Fig. A. Fiole d’eau bénite de Lourdes donnée.

[dòné de lo bénit dé pasâ] (loc. belliq. ALLELU.)

Certaines nobles filiations linguistiques ne confirment pas tous les espoirs mis en elles. On peut en effet être une expression dont les fondations furent creusées par Horace (le poète), posséder une structure qui semble des plus quiètes et s’avérer être une forme d’agression.