Le cahier de vacances 2017

C'est l'été, certes, mais ce n'est pas une raison pour oublier tous les acquis d'une année bien remplie. C'est pourquoi votre encyclopédie des mots surannés et expressions désuètes a pensé à vous en vous concoctant un petit cahier de vacances qui vous permettra de briller sur la plage et surtout, de continuer à pratiquer la langue surannée. À vos crayons de bois !

Réfléchissez, fouinez dans le site, causez avec vos voisines de bronzette, cochez… Et comme nous sommes nous aussi en vacances, vous recevrez votre Bon Point Mot Suranné un de ces jours mais pas tout de suite, faut pas pousser mémé dans les orties !

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Bonnes vacances !

Corne-cul [kòrnekyl]

[kòrnekyl] (adj. comp. OLÉ)
Bien avant que Guy Lux ne lâche les vachettes dans les arènes improvisées de villes en mal de notoriété désirant en découdre pour montrer que c'est-ici-qu'on-a-la-plus-grosse-et-pas-chez-les-pécores-d'en-face¹, les cornes embrochaient les séants des prétentieux ridicules s'imaginant plus virils qu'un toro de lidia, permettant ce faisant à la langue moqueuse de se doter de corne-cul.

Mézigue [méziɡ]

Fig. A. Allégorie : moi-je.

[méziɡ] (pron. MOI)
Si ce n’est on, dont on dit qu’il est un con sans qu’on ne l’ai jamais pu réellement prouver (mais ceci est une autre histoire), les pronoms personnels singuliers et pluriels font l’objet des premiers apprentissages de la langue, quand bébé bave encore et balbutie mais qu’il va bien devoir apprendre qu’il y a une grammaire en ce bas monde, et que tout nouveau qu’il soit, il n’en est pas exonéré.

Les deux mon Capitaine [lé dö mô kapitèn]

[lé dö mô kapitèn] (exp. acq. BRANL.)
L'idée de hiérarchie et du respect de l'ordre établi qui cimente toute entreprise humaine doit régulièrement faire l'objet de rappels, tant qu'à faire énoncés lors de thamzing (批斗大会) – ou autres séances de lutte – par les déviants eux-mêmes, histoire de leur réapprendre l'humilité et de réformer leurs pensées subversives. Non mais des fois, c'est qui le chef ?