Tablettes de magnanimité [tablɛt də maɲanimite]

Tablettes de magnanimité

Fig. A. Vieillard fertilisant. Allégorie.

[tablɛt də maɲanimite] (n. com. BAND.)

Ithyphalles antiques portés bien haut en tête des processions dionysiaques ou de la moindre bacchanale en témoignent : ici bas, Popaul est bien le maître de céans. Et son fier dressage permanent est une condition de la bonne marche du monde.

Aller aux Madelonnettes [ale o madlɔnɛt]

Fig. A. Louis XIV visitant Ninon de Lenclos aux couvent des Madelonnettes.

[ale o madlɔnɛt] (loc. n. com. CHÂTI.)

Certaines expressions de la langue surannée ont une belle histoire… Ou pas.

Par une nuit de 1618, Robert de Montry, riche marchand de vin, rentre chez lui. On l’imagine aisément fatigué par sa dure journée de négoce, peut-être même un tant soit peu enivré d’avoir goûté quelques uns de ses produits, conscience professionnelle oblige.

Faire tilt [fɛʁ tilt]

Faire tilt

Fig. A. « Et j’vis comme une boule de flipper, qui roule ». Corynne Charby.

[fɛʁ tilt] (loc. verb. FLIP.)

Dans la conception romantique qui colle à la langue française (celle que l’on parle, pas celle qui tourne dans la bouche des petites Anglaises avec la bande originale de Mort Shuman en fond sonore, enfin !), faire de l’effet se traduit souvent par avoir un coup de foudre, expression qui se passe bien d’explications.

Faire tintin [fɛʁ tɛ̃tɛ̃]

Faire tintin

Fig. A. « Aaah on est bien, hein Tintin ! »

[fɛʁ tɛ̃tɛ̃] (loc. verb. MONNAI.)
Préambule : l’expression étudiée ci-dessous n’a aucun lien avec un célèbre reporter Belge à houpette, globe-trotter infatigable toujours suivi d’un fox-terrier bavard.

Sentir la naphtaline [sɑ̃tiʁ la naftalin]

Sentir la naphtaline

Fig. A. Mamie et sa couverture sentant la naphtaline.

[sɑ̃tiʁ la naftalin] (loc. olf. VIEIL.)

La langue surannée a l’odorat sensible.

Pour elle ça sent le roussi quand les choses s’annoncent mal, le sapin quand le curé accourt, le vécu quand l’expérience parle, les vacances quand les jupes raccourcissent, le poney quand ça fouette, le chacal quand l’haleine dérange, le pâté quand la défaite est proche, le gaz quand les autres s’enfuient, le fennec quand l’odeur insupporte, la chair fraîche quand le vicelard s’active, la cocotte quand trop c’est trop, pas la rose quand ça pue, la poudre quand ça va chauffer, la quille pour le bidasse qui pète zéro…