Faire le Guignol [fèr le ɡiNòl]

Fig. A. Chibroc corrigeant Gnafron.

[fèr le ɡiNòl] (loc. péj. THÉÂ.)

Attention ! Derrière toi ! Le gendarme !

Qu’il soit né gone de la Croix-Rousse, poulbot de la rue Lepic, minot du Panier ou drôle de n’importe où, l’enfant des années surannées l’a hurlé. À s’en époumoner. Parce que Gnafron n’a pas mérité de finir en prison pour cause de tronche rougie au Beaujolais ou quelque autre peccadille.

Être un jaune [ètr û Zon]

Fig. A. Jaune brandissant son étendard.

[ètr û Zon] (gr. verb. COUL.)

Bien avant qu’elles ne soient la couleur du Ricmuche et deviennent vénérées comme il se doit en chaque Balto de France, les couleurs à longueur d’onde dominante entre 573 et 584 nanomètres s’étalaient sur les parois des logements préhistoriques de bon goût.

Cependant, le langage inexistant alors ne pouvait les qualifier de jaune.

Se ramoner le corgnolon [se ramòné le kòrNòlô]

Fig. A. Ramoneur savoyard étanchant sa soif.

[se ramòné le kòrNòlô] (loc. lyon. ALCOO.)

Apparu peu après l’invention de la cheminée, elle-même consécutive à la découverte du feu (ce qui ne nous rajeunit pas), le petit ramoneur est devenu un personnage incontournable de nos villes dès le XVIIIᵉ siècle.

Se peler l’oignon [se pelé lòNô]

Fig. A. Oignon non épluché.

[se pelé lòNô] (loc. fraîch. TEMP.)

La rigueur et l’orthodoxie voudraient évidemment que se peler l’oignon exprime le fait de se dévêtir de son pantalon (ou de sa jupe) et des dessous siégeant précisément en dessous du vêtement susnommé.