
Présenter ses hommages à Madame la marquise [prézâté séz- òmaZ a madam la markiːz]

Fig. A. « Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour ».
[prézâté séz- òmaZ a madam la markiːz] (loc. verb. POLIT.)
Initialement promesse de fidélité du vassal à destination de son seigneur dont il est l’homme, l’hommage s’est peu à peu transformé en marque de respect (toujours d’un homme) envers une femme.
Ça gaze ? [sa ɡaːz ?]

Fig. A. L’As des As. 1915.
[sa ɡaːz ?] (form. interr. AÉRO.)
La richesse de la langue française est infinie, autant que sa complexité.
Ainsi, trois lettres, g-a-z, offrent-elles non seulement un impressionnant rapport points / occupation de l’espace lorsqu’elles sont judicieusement placées au Scrabble® mais, de plus, conduisent à moult développements sémantiques.
Beurrer des tartines [bëré dé tartin]

Fig. A. « Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage vous êtes le phénix des hôtes de ce salon ».
[bëré dé tartin] (loc. verb. MAT. GRAS.)
Le beurre et le pain sous différentes formes sont fournisseurs de moult expressions du langage suranné, à tel point que leurs usages croisés peuvent induire en erreur même les plus chevronnés des parleurs.
Laisser la cuillère dans la tasse [lésé la kÿijèr dâ la tas]

Fig. A. — Attention Charles, ne laissez pas la cuillère dans la tasse ! — Ah ah ah, ne vous inquiétez pas Marie-Madeleine, je prends mes précautions.
[lésé la kÿijèr dâ la tas] (loc. verb. SAV. VIV.)
Qu’il s’agisse de thé ou de café, les bonnes manières surannées imposent de tourner la petite cuillère dans la tasse sans faire le moindre bruit¹ puis de la poser sur la soucoupe avant de déguster la boisson. N’en déplaise aux gougnafiers, c’est ainsi que la chose se fait, qui plus est sans lever le petit doigt.
Il est en sus hors de question de laisser la cuillère dans la tasse.
Faire un arrêt-buffet [fèr ûn- arébyfè]

Fig. A. Le buffet de la gare.
[fèr ûn- arébyfè] (loc. verb. PLM)
Paris-Lyon 8h50.
Paris-Toulouse 14h10.
Paris-Quimper 16h10.
23h30 pour faire un Paris-Nice… en ces années surannées qui terminaient le XIXᵉ siècle, les communications rapides par voie ferrée laissaient le temps de voir le paysage et celui d’avoir faim.
