Galurin [ɡalyʁɛ̃]

Fig. A. Galurin de scribouillard.

[ɡalyʁɛ̃] (n. m. POP.)

Tout en ce galurin est suranné. Son nom d’abord, son port ensuite.

Attaquons-nous au nom : le dernier à l’avoir prononcé (qui plus est sous sa forme abrégée de galu) est ce brave Alexandre-Benoît Bérurier¹, le recherchant après quelque bagarre ou partie de jambes-en-l’air, c’est en tout cas vous dire si ça date. Depuis, nul être aux esgourdes ouvertes n’a décemment pu entendre prononcer ce terme. Attention, ne vous laissez pas abuser par la proximité sonore facile d’un gai-luron, d’un gros surin ou d’un gras lapin (ok, ok, là je suis limite²). Non vraiment, galurin n’est plus en verve depuis fort loin.

Se faire appeler Arthur [sə fɛʁ aple aʁtyʁ]

Fig. A. Arthur se faisant appeler comme tel.

[sə fɛʁ aple aʁtyʁ] (loc. ver. FAM.)
Peu importe que l’expression nous vienne de l’époque du couvre-feu sévèrement surveillé par les patrouilles d’une armée ennemie marchant au pas dans nos rues pavées ou encore qu’elle se réfère à un énième surnom de margoulin du coin.

Faquin [fa.kɛ̃]

faquin

Fig. A. Divers faquins.

[fa.kɛ̃] (n. m. INS.)

Je constate que l’insulte se porte bien en pays suranné et qu’elle a forte tendance à se produire souvent en cette docte et modeste encyclopédie numérique. Soit.

Soutenir mordicus [sutniʁ mɔʁdiky]

Soutenir mordicus

Fig. A. Soutenir mordicus.

[sutniʁ mɔʁdiky] (exp. LAT.)
Je vous préviens, ça va faire mal.

Non que je prenne plaisir quelconque à contempler une douleur (je ne suis que guimauve, l’empathie me brisera) mais la vérité sur ce suranné là fait mal.

Belle lurette [bɛl lyʁɛt]

Fig. A. Belle lurette et son horloge.

[bɛl lyʁɛt] (loc. adv. INV.)

Il y a belle lurette que l’on n’entend plus cette locution surannée de belle lurette. Peut-être parce que le temps passe vite, peut-être parce qu’elle rime un peu trop avec La Rirette¹, peut-être parce wesh gros comment qu’tu causes…