Cucul la praline [kykyl la pʁalin]

Fig. L. Angelot mignon Saint patron de Cucul la praline.

Fig. L. Angelot mignon Saint patron de Cucul la praline.

[kykyl la pʁalin] (inv. POP.)

Qu’on se le dise, cucul la praline n’est pas méchant. Tout juste moqueur, et encore. Et c’est bien ce caractère aimable et bienveillant qui lui confère la patine nécessaire à son aspect suranné.

La tournée des grands-ducs [la tuʁne de ɡʁɑ̃dsdyk]

Fig. 12. Groupe de fêtards en tournée des grands-ducs. XIXe s.

[la tuʁne de ɡʁɑ̃dsdyk] (exp. fest. NOBL.)

Faisant généralement l’objet d’une annonce à qui veut bien l’entendre dans le canton, la tournée des grands-ducs est un de ces instants festifs dont on reparlera dans l’année qui suivra, tout en sous-entendu bien entendu.

Mener les poules pisser [məne le pul pise]

Fig. 1. Différentes poules pouvant accompagner pisser. Musée du bonheur dans le pré.

[məne le pul pise] (expr. FAM.)

Cette expression que je tiens de mes ancêtres aux propos imagés est l’une de mes surannées préférées. L’entendre me met à chaque fois dans une joie hilare et me procure le plus vif intérêt ethnologique pour la personne dont elle décrit présentement l’action. Elle est malheureusement peu usitée, même au sein des cercles les plus surannés.

Solex [sɔlɛks]

Fig. A. VéloSoleX.

[sɔlɛks] (MARQ. DEP.)

Jai écrit Solex mais je devrais VéloSoleX si j’étais un peu plus rigoureux (je suis trop cool parfois). 

Tataouine [tatauin]

tataouine

Fig. A. Lointaine et mystérieuse Tataouine.

[tatauin] (n. pr. GÉO)

Bien avant Star Wars, ses Jedi, ses « Je suis ton père, Luke », ses « La force contrôler tu dois », ses bestioles poilues vivant sur des planètes improbables sises dans des galaxies tout aussi lointaines que fantaisistes¹, en ces temps reculés donc, existait un lieu exotique et fantastique où il était donné que mon père se rendait régulièrement : Tataouine.

Il connaît pas Raoul [il kɔnɛ pa ʁaul]

Fig. A. Raoul. Du temps du cinoche, du vrai.

[il kɔnɛ pa ʁaul] (exp. CINE.)

In extenso : « Mais il connaît pas Raoul, ce mec ! Il va avoir un réveil pénible. J’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule. Mais maintenant c’est fini, je vais le travailler en férocité, le faire marcher à coup de lattes ! À ma pogne, je veux le voir ! Et je vous promets qu’il demandera pardon, et au garde-à-vous ! ».

Celle-ci compte parmi les répliques les plus surannées du cinéma mondial. Oui, je le dis, je le redis et je le confirme.