Love is all [lɔv is al]

Love is all

Fig. A. Représentation cauchemardesque enfantine suscitée par Love is all.

[lɔv i al] (parol. TRAUMA.)

Pièce maîtresse de The Butterfly Ball and the Grasshopper’s Feast, album produit par le métalleux Roger Glover, Love is all a été classé par un jury de vieux cons surannés comme clip le plus angoissant des années surannées.

Donner un coup de grelot [dòné ê ku de ɡrelo]

Fig. X. Nokia 2110 et sa sonnerie Nokia Tune.

[dòné ê ku de ɡrelo] (loc. verb. DRIN.)

Certains coups font plaisir. Hors cercles d’initiés s’adonnant aux pratiques chères au bon marquis de Sade s’entend. Et hors zinc du Balto aussi (même s’il est évident qu’un petit coup de jaja plaît toujours).

Aussi surprenant que cela puisse paraître aux plus récents habitants de cette planète ne maîtrisant pas la langue surannée (ceux nés du millénaire en cours), leurs aînés échangeaient autrefois des coups sans violence aucune, à l’aide d’un grelot. Dring-dring, suivez le guide.

Et ta sœur ? [é ta sër ?]

Fig. A. Querelleurs faisant appel à leur sœur pour trancher un différend.

[é ta sër ?] (gr. nom. INTERJ.)

Sans même posséder la moindre certitude sur la composition de la fratrie d’un interlocuteur, il était possible, dans les temps surannés, de l’interroger abruptement sur l’avis de sa frangine sur telle ou telle question. Le plus souvent d’ailleurs sur un point de désaccord. La demoiselle était sommée de se poser en juge de paix en quelque sorte.

Chaud comme une baraque à frites [So kòm yn barak a frit]

Chaud comme une baraque à frites

Fig. F. Frites chaudes dans leur cornet de papier journal traditionnel. Courtesy from The French fries museum, NY.

So kòm yn barak a frit] (loc. adj. PDT.)

La frite à dorer¹, Chez Michel et Véronique¹, Tutty Friterie¹, Frank Frites & Burgers¹, La Frite Rit¹, sont autant d’établissements réputés (dans leur quartier voire plus loin) pour leur savoir-faire en cuisson de bâtonnets de pomme de terre puis assaisonnement en sel et accompagnement en sauce ketchup, moutarde, mayonnaise.

Donner un soufflet à Ronsard [dòné ê suflè a rôsar]

Donner un soufflet à Ronsard

Fig. A. Pierre de Ronsard croivant qu’il va aller au coiffeur.

[dòné ê suflè a rôsar] (loc. verb. PAF.)

Souvenez-vous : à Cassandre. Souvenez-vous de ces vers.

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Chaud les marrons [So lé marô]

Chaud les marrons

Fig. A. La châtaigne automnale du boulevard Saint-Michel.

[So lé marô] (exclam. AUTOMN.)

C‘est au Gaulois bagarreur et amateur de sanglier que la langue française doit à la fois la confusion marron-châtaigne et la profusion d’expressions utilisant l’un ou l’autre.