Appuyer sur la chanterelle [apɥije syʁ la ʃɑ̃tʁɛl]

Fig. A. Craterellus tubaeformis.

[apɥije syʁ la ʃɑ̃tʁɛl] (loc. verb. MYCO.)

Bien que chanterelle soit le nom donné à plusieurs champignons (dont parfois la girolle), appuyer sur la chanterelle n’est absolument pas synonyme ou même approchant d’appuyer sur le champignon.

Certains pseudo-savants essayeront de vous le faire entendre : assurez-les de votre plus vif étonnement et démentez formellement avec les éléments rigoureux exposés ci-dessous.

Ergo glu [ɛʁɡo ɡly]

ergo glu

Fig. A. Nonobstant la dualité de la situation conjoncturelle, il ne faut pas négliger une analyse profonde qui permettra d’étalonner l’ensemble de principes déterminant la portée des actions à venir.

[ɛʁɡo ɡly] (loc. lat. DTC.)

Le langage suranné fut bâti avant tout pour moquer le sachant broyant de l’eau dans un mortier, pour railler l’abatteur de quilles, pour éconduire le patte-pelu.

Coûter bonbon [kute bɔ̃bɔ̃]

Coûter bonbon

Fig. A. Un bonbon = une peau de zibeline.

[kute bɔ̃bɔ̃] (loc. verb. CONFIS.)

C‘est l’une des plus vieilles expressions surannées.

Pour aider le lecteur à la situer dans les temps improbables où elle est née, signalons qu’elle est liée à l’économie de troc, quand un marcassin valait une fourrure de zibeline, quand une gravure sur la roche s’échangeait contre de la racine de manioc (si l’auroch était bien dessiné).

Faire le métier de la grenouille [fɛʁ lə metje də la ɡʁənuj]

Faire le métier de la grenouille

Fig. A. Robert (flou) vu par René après quatre tournées. Musée du Balto.

[fɛʁ lə metje də la ɡʁənuj] (loc. alcool. CÔA.)

La grenouille n’est pas qu’un simple batracien qui règne sur la mare aux canards, passant son temps à coasser à gorge déployée pour attirer la blonde qui d’un baiser la fera prince charmant.

Avoir un deuxième bureau [avwaʁ œ̃ døzjɛm byʁo]

Fig. A. Le maréchal Mobutu au bureau.

[avwaʁ œ̃ døzjɛm byʁo] (loc. cong. BIT.)
Loin, très loin de ses cafés plus théâtres que Balto et de son boulevard sanctifié, la langue germanopratine a su trouver dans des contrées qui utilisent le français depuis des temps où il débarqua avec les colons qui le parlaient, de quoi se concocter des expressions aux petits oignons.