Mettre la viande dans le torchon [mètre la vjâd dâ le tòrSô]

Mettre la viande dans le torchon

Fig. A. Loucherbouille lprêtants’apoc à lettremè la liandevè lansdège le lorchontuche.

[mètre la vjâd dâ le tòrSô] (loc. bouch. DODO.)

Jambier, j’veux deux mille francs, Jambier, 45 rue Poliveau ! pourrait passer aux yeux du profane en expressions surannées pour la mise en scène de mettre la viande dans le torchon. Il n’en est rien.

Monter à cheval comme une paire de tenailles sur le cul d’un chien [mɔ̃te a ʃəval kɔm yn pɛʁ də tənaj syʁ lə ky dœ̃ ʃjɛ̃]

Fig. A. À dada sur son bidet.

[mɔ̃te a ʃəval kɔm yn pɛʁ də tənaj syʁ lə ky dœ̃ ʃjɛ̃] (loc. caval. ÉTIQ.)

Depuis que Buffon a déclaré que le cheval était la plus noble conquête de l’homme, ce dernier n’a eu de cesse de perfectionner son art de la monter (comme il se doit pour toute conquête, mais ceci est une autre histoire) afin d’asseoir cette subordination supposément nobiliaire.

Être monté comme un âne [ètre môté kòm ûn- an]

Être monté comme un âne

Fig. A. Rare illustration d’un homme monté sous un âne.

[ètre môté kòm ûn- an] (loc. anim. ZOO.)

Certes la grammaire française est souvent pénible et faire bon usage sans le moindre faux pas des conjonctions, prépositions, adverbes et autres coordinations à la mais ou et donc or ni car relève de l’exploit.

Il est cependant quelques rares cas dans lesquels il est avisé de ne pas se tromper.

Habiter aux Petites-Maisons [abité o petitmèzô]

Fig. A. Habitants des Petites-Maisons. Jérôme Bosch.

[abité o petitmèzô] (loc. verb. FOL.)

Chaque région de France possède sa propre expression pour désigner sa nef des fous, qui contient généralement le nom de la localité accueillant l’hôpital psychiatrique du coin¹.

On se prévaut, la plupart du temps, de ne pas y loger ou on conseille à un contradicteur d’aller s’y faire examiner d’urgence, le propos ne pouvant évidemment être compris que par les gens du cru².