Se faire péter la miaille [se fèr pété la miaj]

Fig. A. Le vainqueur du 14ᵉ cross cyclopédestre de Choisy-le-Roi se fait péter la miaille. 1932.

[se fèr pété la miaj] (loc. embrass. SMAC.)

À la complexité protocolaire française du nombre de bises à faire (de une à quatre) lors d’une rencontre amicale ou formelle est venue se greffer une expression absconse dont l’existence est justifiée par le bruit de succion claquée qui accompagne le frôlement lèvres-joues.

S’en beurrer les noisettes [sâ bëré lé nwazèt]

Fig. A. Homme s’en beurrant les noisettes et son couteau à beurre. Allégorie.

[sâ bëré lé nwazèt] (loc. baratt. LAIT.)

C‘est un instant précis, quand le beurre est mis à chauffer, entre le moment de l’ébullition et le début de sa coloration, où son odeur a tout de la noisette grillée.

Faire réchauffer le potage [fèr réSofé le pòtaZ]

Fig. A. « Souffle pour ne pas abîmer l’émail de tes dents, Fromentine ».

[fèr réSofé le pòtaZ] (loc. imag. POISS-AVR.)

Il est rare que les savants s’affrontent aussi violemment sur la question du sens d’une expression surannée que ce qu’ils ont pu le faire dans la cas de faire réchauffer le potage.

Aimer quelqu’un comme la colique [émé kèlkû kòm la kòlik]

Fig. A. Chilpéric 1er et son fils Chlodobert touché par la dysenterie.

[émé kèlkû kòm la kòlik] (loc. médic. DÉTEST.)

Elle peut être hépatique, biliaire, néphrétique et frénétique à la fois, végétale ou de Madrid, et on la dit parfois de plomb : dans tous les cas la colique inspire exécration¹.