Sec comme les couilles à Taupin [sèk kòm lé kuj a topê]

Sec comme les couilles à Taupin

Fig. A. L’abbé Taupin relisant la recette du cake aux olives.

[sèk kòm lé kuj a topê] (loc. nom. AMEN.)

Dans une contrée où la cuisine est de l’ordre des arts, la langue se devait d’établir des conventions visant à rendre la perception organoleptique compréhensible par tous. À condition de maîtriser la syntaxe surannée, bien entendu.

Îlot de police [ilo de pòlis]

Fig. A. Paris.

[ilo de pòlis] (gr. n. MARÉCH.)

La présence de la maréchaussée gardant stoïquement la paix en place de la Concorde ou à quelqu’autre carrefour fréquenté, est une donnée incontournable du paysage urbain des années surannées. La tâche affectée au représentant de l’ordre républicain consiste alors à faire respecter, autant que faire se peut, le code de la route.

Béchamel [béSamèl]

Fig. A. Le très prétentieux Louis de Béchamiel.

[béSamèl] (n. pr.&com. EGO)

Déchaîne-toi cohorte cuisinière dopée à l’audimat des émissions d’humiliation des piètres cuiseurs de pâtes et des incapables de la cuisson pile-poil-comme-il-faut ! Drape-toi dans ton savoir-faire, prends ton plus grand coutelas et poursuis cette pourtant paisible et pacifique encyclopédie en hurlant que non, béchamel n’est pas suranné !

Wagon fumeurs [vaɡô fymër]

Fig. A. Le wagon restaurant qui est aussi wagon fumeurs.

[vaɡô fymër] (gr. n. SNCF.)

Les années surannées furent souvent nimbées d’un brouillard volontaire, peut-être hérité de l’esthétique sfumato de Léonard de Vinci, peut-être dicté par de plus prosaïques pratiques tabagiques, les chercheurs cherchent encore.

En avoir gros sur la patate [ân- avwar ɡro syr la patat]

Fig. A. Patatas.

[ân- avwar ɡro syr la patat] (loc. agric. PATATA.)

En ramenant la pomme de terre de ses pérégrinations péruviennes, Pizarro imaginait-il un seul instant que c’est l’une des plus surannées expressions du spleen qu’il charriait dans ses cales ? Il est probable que non.