Bijou de la foire Saint-Ovide [biZu de la fwar sêòvid]

Fig. A. Foire Saint-Ovide.

[biZu de la fwar sêòvid] (n. complex. VIL.)

Peu avare en mots bien choisis pour traiter le médiocre de ce qu’il est, le langage suranné possède dans ses rangs quelques pépites que la lie pourrait aller jusqu’à prendre pour un compliment.

Manger avec la fourchette du père Adam [mâZé avèk la furSèt dy pèr adâ]

Manger avec la fourchette du père Adam

Fig. A. Adam et Eve déjeunant devant l’arbre, Albrecht Durer, 1504.

[mâZé avèk la furSèt dy pèr adâ] (loc. verb. SAV. VIV.)

En résumé, dans le jardin d’Éden il était convenable de se promener à poil, habituel de discuter avec les animaux et tout à fait correct de manger avec les doigts.

Les menus dérèglements qui suivirent un malheureux conflit de voisinage et une histoire de pomme qu’il ne fallait pas cueillir parce qu’elle appartenait à un grincheux voisin contraignirent l’humain à l’invention du caleçon, de la chasse et de la fourchette.

Rôtir le balai [rotir le balè]

FIG. A, B, C. Différents balais à rôtir.

[rotir le balè] (loc. verb. MŒUR.)

Même dans la langue surannée il existe des sens propres et des sens figurés. Pour discerner l’un de l’autre, il est alors primordial d’avoir à portée de la main un Dictionnaire raisonné des mots surannés et expressions désuètes ou tout autre ouvrage du même genre exposant avec pédagogie et sérieux le pourquoi du comment.