Mon Panthéon des surannés [mɔ̃ pɑ̃teɔ̃ de syʁane]

Fig. A. Le Panthéon, vu depuis le Luco.

[mɔ̃ pɑ̃teɔ̃ de syʁane] (déf. PERSO.)
Pierre Desproges est mort.

Ses Chroniques de la haine ordinaire et ses Femmes qui tombent sont surannées.

Nino Ferrer est mort. Le Sud est suranné. Hugo Pratt est mort. Corto est suranné. Giacometti est mort. L’homme qui marche est suranné. Mon ami Nicolas est mort. Se marrer en buvant des bières est suranné. Georges Brassens est mort. La supplique pour être enterré sur la plage de Sète est surannée. Serge Gainsbourg est mort. L’anamour est suranné. Reiser est mort. Vive les femmes est suranné. Coluche est mort. Tchao Pantin est suranné. Patrick Deweare est mort. Les Valseuses sont surannées. Ayrton Senna est mort. Le virage de Tamburello est suranné. Michel Serrault est mort. Le viager est suranné. Alain Bashung est mort. La nuit je mens est suranné. Dalida est morte. Paroles paroles est suranné. Lino Ventura est mort. Les Tontons flingueurs sont surannés. Grace Kelly est morte. Fenêtre sur cour est suranné. Yves Montand est mort. Les feuilles mortes sont surannées. Freddie Mercury est mort. Bohemian rhapsody est surannée. Bob Marley est mort. Jammin’ est suranné. Romy Schneider est morte. La Piscine est surannée. Chagall est mort. Les Amants bleus sont surannés. Philippe de Dieuleveult est mort. La chasse aux trésors est surannée. Daniel Balavoine est mort. La vie ne m’apprend rien est surannée. Sid Vicious is dead. Anarchy in the UK est surannée. Jim Morrisson est mort. Riders on the storm est suranné. Basquiat est mort. Flexible est suranné. Philippe Noiret est mort. Coup de torchon est suranné. Willy Deville est mort. Demasiado corazón est suranné. Karine Ruby est morte. Le snowboard c’est suranné. Bernard Giraudeau est mort. L’année des méduses est surannée.

Ils me manquent.

Et merde…

  1 comment for “Mon Panthéon des surannés [mɔ̃ pɑ̃teɔ̃ de syʁane]

  1. Pascal Bejui
    15 septembre 2016 at 18:08

    Vous ouvrez sur Desproges : pas très original, vu le nombre de maîtres à dérisionner qu’il nous reste, mais c’est un bon point.
    Plus loin, vous évoquez Gainsbourg et Coluche : on est toujours dans le conformisme.
    Mais vous avez su glisser Reiser là dedans et, avec lui, mettre en évidence la largeur de l’éventail de la plante-merditude.
    E mêlant tout ce petit monde, faut se faire à l’idée : l' »amalgame » tant décrié par ailleurs, ça peut être ce qu’il y a de mieux !

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