Avoir le bonjour d’Alfred [avwar le bôZur dalfrèd]

Fig. A. Bouchon de radiateur pour Citroën C4 donnant le bonjour d’Alfred.

[avwar le bôZur dalfrèd] (loc. verb. PING.)

Journal illustré quotidien – informations, littératures, sciences, arts, sports, théâtres, élégances – L’Excelsior proposa à ses lecteurs, dès 1910, d’accéder à l’information grâce à l’image en plus du commentaire : une véritable révolution qui allait en plus produire une expression.

Circule, virgule, ou je t’apostrophe [sirkyl, virɡyl, u Ze tapòstròf]

Circule, virgule, ou je t'apostrophe

Fig. D. Gutenberg en colère. Musée de l’imprimerie.

[sirkyl, virɡyl, u Ze tapòstròf] (gr. excl. OUST.)

Le typographe, savant metteur en plomb de la langue écrite afin qu’elle parvienne aux générations qui suivront, est aussi un sacré inventeur en matière d’expression.

À force de mettre en forme celles des publicistes, cet autre homme de lettres méritait un hommage : circule, virgule, ou je t’apostrophe l’est.

Papier pour écrire à Guillaume [papjé pur ékrir a ɡijom]

Fig. A. Guillaume II, le récipiendaire des papiers pour écrire à Guillaume.

[papjé pur ékrir a ɡijom] (gr. verb. GUER.)

Notre époque ne comptant plus de poilus¹, une définition rendant hommage à leur usage de la langue dans les tranchées boueuses ne sera pas de trop. Car c’est à ces hommes dont les noms parsèment les monuments des villages de France avec la mention « morts pour la France », et à ceux qui revinrent de la Grande Guerre, la der des ders², que nous devons le papier pour écrire à Guillaume³ que vous réclamâtes peut-être, coincé dans la cabane au fond du jardin.

Corne-cul [kòrnekyl]

Fig. A. Trophée de corne-cul.

[kòrnekyl] (adj. comp. OLÉ)

Bien avant que Guy Lux ne lâche les vachettes dans les arènes improvisées de villes en mal de notoriété désirant en découdre pour montrer que c’est-ici-qu’on-a-la-plus-grosse-et-pas-chez-les-pécores-d’en-face¹, les cornes embrochaient les séants des prétentieux ridicules s’imaginant plus virils qu’un toro de lidia, permettant ce faisant à la langue moqueuse de se doter de corne-cul.

Mézigue [méziɡ]

Fig. A. Allégorie : moi-je.

[méziɡ] (pron. MOI)

Si ce n’est on, dont on dit qu’il est un con sans qu’on ne l’ai jamais pu réellement prouver (mais ceci est une autre histoire), les pronoms personnels singuliers et pluriels font l’objet des premiers apprentissages de la langue, quand bébé bave encore et balbutie mais qu’il va bien devoir apprendre qu’il y a une grammaire en ce bas monde, et que tout nouveau qu’il soit, il n’en est pas exonéré.