Faquin [fa.kɛ̃]

faquin

Fig. A. Divers faquins.

[fa.kɛ̃] (n. m. INS.)
Je constate que l’insulte se porte bien en pays suranné et qu’elle a forte tendance à se produire souvent en cette docte et modeste encyclopédie numérique. Soit.

Nous porterons donc attention aujourd’hui au faquin, cet homme vil et misérable, ce malotru qui ne peut attirer que notre plus profond mépris et notre inconsidération distinguée. En effet faquin est du domaine de l’insulte, de l’invective, surannée s’entend. Il se lance avec morgue et condescendance et qu’il soit déjà heureux que nous ayons daigné un instant nous arrêter sur son sort. Il trouvera son apogée théâtrale à l’énoncé avec des yeux mi-clos, un menton relevé et un fluide demi-tour podium snobant volontairement toute tentative de retour au dialogue. Le faquin se mouche et s’envoie valser, c’est tout.

Être des bas-fonds, pilier de la cour des miracles, le faquin sait endosser l’habit du rifodé, du malingreux, du franc-mitoux ou mercandier pour nous berner avec ses simagrées. Si on a oublié aujourd’hui ces viles spécialités de la fourberie urbaine, le faquin n’en a pas pour autant disparu. Regardez bien autour de vous, vous le voyez ? Ce vicieux concupiscent du métro bondé, ce truand riche de ses méfaits qui quémande l’aide publique, ce fourbe qui nous fourgue ses idées en prospérant sur les peurs¹.

Disons-leur ce qu’ils sont ces faquins, et que le suranné aide à les écraser.

¹Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.

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