Potron-minet [_pɔtʁɔnminɛ_]

potron-minet

Fig. A. Je partirai.

[_pɔtʁɔnminɛ_] (n. com. MIAW.)
Oui, oui, potron-minet est tout un poème alors qu’il me plaise ici de l’introduire par le truchement du grand Victor (si je puis dire).

Qui mieux que lui pour nous dire cet instant subtil, doux comme la caresse du soleil sur la rosée encore fraîche, cet instant unique qui ne saurait durer plus qu’une éternité, cet instant magique où l’on tient le monde dans sa main, oui qui d’autre que lui ?

Potron-minet est bel et bien suranné car avec lui viennent les effluves de la soupe aux oignons, l’amertume du café et la douceur salée du beurre fraîchement baratté. Potron-minet et c’est le chat de la maison qui rentre de ses agapes nocturnes, potron-minet et la vie s’annonce belle. Potron-minet et le laitier a posé sa bouteille sur le pas de la porte.

J’aime bien me lever tôt.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai.
Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

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