L’adjectif s’accorde en genre et en nombre… [ladʒɛktif sakɔʁd ɑ̃ ʒɑ̃ʁ e ɑ̃ nɔ̃bʁ]

Fig. A. L’accord de l’adjectif et du participe  passé.

[ladʒɛktif sakɔʁd ɑ̃ ʒɑ̃ʁ e ɑ̃ nɔ̃bʁ] (règl. GRAMM.)
Une récente prise de bec avec quelque féministe de mauvaise humeur et de bas étage sur la règle d’accord en genre et en nombre d’un épithète ou d’un adjectif avec le nom auquel il se rapporte et celle du participe passé (vous savez le truc compliqué placé avant/après) m’a fait me poser la question du suranné de la règle susnommée.

En fouillant un peu on déterre les cadavres de Richelieu, de l’Académie française, des hussards noirs de la IIIᵉ République, de poètes classiques ou de la Renaissance en-veux-tu-en-voilà, et de très nombreux érudits ayant tous contribué à la chose honnie : l’accord en genre.

Car il ne vous aura pas échappé même si le CM1 est un peu loin, j’en conviens, qu’en cas de présence de deux genres différents l’accord se fait au masculin.

Aïe ! De là à en déduire une évidente domination des vilains hommes sur les faibles femmes il n’y a qu’un pas, que dis-je un pied voire un orteil que ces précieuses ridicules s’empressent de parcourir.

Halte-là trouble femme qui confond donc genre et sexe. Te sentiras-tu plus aimer si je me mets soudain à ne plus respecté cette règle ? Tu vois je viens de le faire par deux fois et déjà tu te dis que je délire. Eh oui tu m’as bien lues, quand la grammaire se fait la malle, quand l’accord se décale, c’est le sens qui décolle, qui déconne.

N’aurais-tu point saisi qu’avec la règle nous arrivons à nous comprendre ? Et qu’il n’est nulle question alors de guerre des sexes. Si plus avant tu souhaites combattre la barbarie des oppresseurs des femmes, je peux te renseigner sur des pays où elles n’ont pas même le droit d’aller à l’école pour apprendre ces règles surannées de grammaire et de conjugaison. J’y suis allé, on pourra en parlez.

Salutations distinguer.

  8 comments for “L’adjectif s’accorde en genre et en nombre… [ladʒɛktif sakɔʁd ɑ̃ ʒɑ̃ʁ e ɑ̃ nɔ̃bʁ]

  1. 13 octobre 2015 at 08:41

    Oh la belle assurance de mâle que voici, prompt à sortir ses règles de grammaire comme un étendard et à se réfugier derrière comme un bouclier.
    Mais il ne faudra pas chercher ailleurs les oripeaux de l’esprit chevaleresque car vous pourfendez lâchement, M. Genevois, des pasionarias sincères affublées d’œillères comme tout militant dérivant sur le fleuve des extrémismes.
    Lâchement car vous faites appel à la raison, cet habit dont elles se sont délestées (j’ai d’ailleurs une hésitation sur cet accord) lorsqu’elles ont embrassé leur fanatisme qu’elles appellent exagérément « Justice ».
    La grammaire est votre champ de bataille. Le leur est émotionnel. La croisade que vous leur proposez en conclusion est faite de chair. Gageons que si brûle en elles un véritable feu sacré elles sauront venir à bout de ces obscurantismes…

    • Olivier Genevois
      13 octobre 2015 at 10:24

      Nous les aiderons autant qu’il l’est possible.

  2. Osezleféminisme92
    13 octobre 2015 at 13:06

    Vous parlez de règles. Parlons de leurs auteurs, parlons d’eux. Nul besoin dans ce cas précis de féminiser « auteurs » car nous parlons d’hommes.
    L’Académie française, temple de la langue, du verbe et de la norme, composée de « Sages », qui sont-ils ?

    Si vous choisissez les mots, nous avons pour nous les faits et les chiffres :
    – Actuellement 90% d’hommes
    – Aucune femme avant 1980
    – une nomination de femme pour 7 hommes dans les 10 dernières années.
    – Refus historique d’intégrer des femmes (1760, 1762, 1893)

    L’Académie Française – de domination masculine – a donc pendant quatre siècles, structuré et défini les règles et les usages de l’écrit.

    Sans plus tarder, la règle du masculin a une origine. Il convient d’en faire l’historicité avant de la considérer comme établie, intouchable ou dogmatique.

    Nous vous invitons à la lecture de la professeure des universités Eliane Viennot. Elle démontre que le genre neutre en France a bien été construit sur une domination du masculin sur le féminin.
    Les réformes depuis 1630 ont visé à masculiniser les rapports linguistiques favorisant une domination qui n’allait pas de soi. La bataille contre la féminisation des métiers et des fonctions a été rude pendant tout le XVII ème siècle.

    De Eliane Viennot nous vous rapportons ainsi cette citation. « Bescherelle stipulait en 1834 : «Quoiqu’il y ait un grand nombre de femmes qui professent, qui gravent, qui composent, qui traduisent, etc. on ne dit pas professeuse, graveuse, compositrice, traductrice, etc. mais bien professeur, graveur, compositeur, traducteur, etc., par la raison que ces mots n’ont été inventés que pour les hommes qui exercent ces professions.» »

    Enfin, pour preuve que la langage n’est jamais figée, quelques évolutions récentes du langage : si les titres de la royauté ont toujours été féminisées (comtesse, baronne, reine), certains métiers le deviennent comme « avocate » qui apparait en 1935, mais Madame la présidente reste interdit pour les hommes Sages.

    La grammaire a une histoire et traduit parfois les rapports sociaux ou économiques. Occulter la place des femmes ou continuer de perpétuer des traditions niant la place des femmes dans la société n’aidera sûrement pas à faire vivre la langue.

  3. Olivier Genevois
    13 octobre 2015 at 13:27

    C’est un copier-coller du manuel de guérilla ou vous mélangez toujours tout de la sorte sans vous forcer ?

    • 13 octobre 2015 at 13:43

      Un comble, non, que de mélanger les genres ?

  4. Osezleféminisme92
    14 octobre 2015 at 14:22

    Tourner en dérision n’est pas une réponse. Juste une manière polie de détourner la conversation sans confronter les arguments…

  5. Olivier Genevois
    14 octobre 2015 at 14:26

    On progresse un peu : j’ai de l’humour et je suis poli.

  6. Osezleféminisme92
    14 octobre 2015 at 16:27

    Vous remarquerez même que nous ne faisons jamais d’attaque personnelle. Nous restons dans le cadre poli-tique.

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