Galantin [ɡalɑ̃tɛ̃]

Fig. A. Paon faisant le galantin.

[ɡalɑ̃tɛ̃] (n. m. VIEUX FRA.)
Le galantin a un but et un seul. Quitte à passer pour ridicule il fera tout et plus encore pour l’atteindre.

Le galantin n’est pas un simple galant, pas même un impatient, le galantin est un saute-sur-tout-ce-qui-porte-jupons et du lever au coucher (si j’ose m’exprimer ainsi) n’aura de cesse de s’empresser afin de culbuter. Mais galantin est suranné. Est-ce donc la conjonction de la libération du joug patriarcal et la montée du féminisme qui l’a rendu tellement suranné ?

Il faut bien l’admettre, la dernière à s’être offusquée d’avoir croisé un galantin était la Comtesse du Barry, Jeanne Bécu de Cantigny, dite aussi Mademoiselle de Vaubernier, la favorite du roi Louis XV hein, pas celle qui prépare des foies gras et des aiguillettes de canard au Porto. Ce qui nous permettra au passage de noter combien le genre est cruel et particulièrement au féminin. De galantin à galantine il n’y a a priori que l’expression d’une forme féminine… eh bien non ! La galantine est, elle, une spécialité charcutière faite de morceaux de barbaque et de gelée gloubiboulgante.

De là à y voir un complot des galantins visant à asservir un peu plus des demoiselles fragiles il n’y a qu’un pas. Alors ils seraient toujours là, tapis dans l’ombre ? Puissants, ils se seraient mués en « gros relous » cachant sous une appellation bien plus moderne les affres de leur comportement ?

Je n’aime pas les galantins, ils transforment les femmes en harpies vengeresses désormais incapables de laisser choir leur mouchoir.

 

 

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