Bouffer son bricheton [bufé sô briStô]

Bouffer son bricheton

Fig. A. Jeune enfant ayant bouffé son bricheton. Circa 1904.

[bufé sô briStô] (loc. profi. JOUI.)
Profiter du meilleur avant de se rabattre sur le tout-venant s’exprimait initialement dans l’une de ces maximes désuètes dont aiment à se repaître almanachs et présentateurs télévisés des vicissitudes météorologiques : « manger son pain blanc ».

Avoir le mojo [avwar le mòZo]

Avoir le mojo

Fig. A. Avoir le mojo.

[avwar le mòZo] (expr. séduc. MAGI.)
Il serait beaucoup trop risqué de tenter de démêler le vaudou haïtien du hoodoo américain, l’une et l’autre des pratiques protégeant ses secrets d’envoûtement de l’ennemi ou de retour de l’être aimé avec véhémence et s’avérant par ailleurs un domaine de spécialistes pointus.

Être ferré à glace [ètre féré a ɡlas]

Être ferré à glace

Fig. A. Le geste maîtrisé. Allég.

[ètre féré a ɡlas] (loc. maîtr. MARÉCHAL.)
De l’arpète au maître il y a un monde et divers degrés de compétence auxquels la langue affuble fort opportunément des expressions qui permettent de remettre chacun à sa place.

Bath et mouth [bat é mut]

Bath et mouth

Fig. A. Louise Brooks, bath et mouth.

[bat é mut] (doubl. exclam. LAUDAT.)
Inutile de tirer délicatement la langue comme vous obligeait à le faire la sadique complice de la langue de Shakespeare qui tenta de vous inculquer la prononciation impossible du -th d’outre-Manche en 6eB : bath et mouth ne vient pas de chez la perfide Albion.