Catégorie : Faits divers

Pas si vite Père Joseph [pa si vit pèr Zozèf]

Pas si vite Père Joseph

Fig. A. Richelieu et le Père Joseph.

[pa si vit pèr Zozèf] (loc. calm. INTEL.)
Une forme de sagesse populaire dit du con qu’il ne doute de rien.
Si l’apophtegme est le fruit du vécu¹, il omet un peu vite de préciser qu’il est aussi des empressés brillants qui eux non plus ne doutent pas, sans pour autant s’avérer abrutis.

Souffler sa camoufle [suflé sa kamufl]

Souffler sa camoufle

Fig. A. Quelques camoufles.

[suflé sa kamufl] (loc. arg. MOR.)

Comme souvent dans ce pays de la rime riche qu’est la France, c’est en chanson que tout a commencé. En tant qu’à faire en chanson à boire (ou plus précisément en chanson pour qui a bu).

Faire la bamboche [fèr la bâbòS]

Faire la bamboche

Fig. A. Paris est une bamboche.

[fèr la bâbòS] (loc. popu. FÊT.)

Si tout a bien commencé au rythme des tambours d’Afrique, les ka-mombulon, leurs profondes percussions entraînant les danseurs, l’expression initiale qui caractérisait la fiesta était celle de faire la bamboula.

Avoir un air de deux airs [avwar ên‿ èr de döz‿ èr]

Avoir un air de deux airs

Fig. A. Avoir un air de deux airs devant un pauvre hère.

[avwar ên‿ èr de döz‿ èr] (loc. moq. FRIM.)

QUAND L’ATTITUDE est outrancière, quand le benêt s’imagine matador et parade comme s’il avait déjà en poche les deux oreilles et la queue, il est temps de fesser l’impudent d’une formule légère.

Être dur de la feuille [ètre dyr de la fëj]

Fig. A. Un homme dur de la feuille (de vigne).

[ètre dyr de la fëj] (loc. bibl.-acoust. SURDI.)

C‘EST UN COMBAT SANS MERCI qui a longtemps opposé deux courants sur la nature de l’expression être dur de la feuille. Et, pour une fois, ce n’est pas celui tenant des principes de la puissante église romaine qui l’a emporté, cas suffisamment rare pour être signalé ici.

Être chichi-pompon [ètre SiSipôpô]

Être chichi-pompon

Fig. A. Marie-Chantal du Snob.

[ètre SiSipôpô] (loc. snob. OH !)

Si les manières sont louées dans les temps surannés lorsqu’elles s’avèrent bonnes, elles peuvent aussi se retrouver gaussées quand elles sont faites.

Mon cul sur la commode [mô ky syr la kòmòd]

Fig. A. Jeanne Aubert, interprète de Sur la commode.

[mô ky syr la kòmòd] (loc. rebel. JMENFOUT)

Les chercheurs datent de 1937 et du succès des trémolos de Jeanne Aubert, l’apparition dans le langage du quotidien de mon cul sur la commode.

S’affoler la nouille [safòlé la nuj]

Fig. A. Militaires s’entraînant à s’affoler la nouille.

[safòlé la nuj] (loc. milit. EMPRESS.)

L’empressement bien nécessaire au combat (sous peine de se faire occire par l’ennemi toujours en quête d’un mauvais coup) est devenu au fil des grande conquêtes de la non moins Grande Muette une valeur cardinale du comportement militaire au point de se voir affublé d’une expression traduisant son caractère impérieux.

Boire en âne [bwar ân‿ an]

Boire en âne

Fig. A. Âne désaltéré.

[bwar ân‿ an] (exp. anim. VIN.)

Si une sagesse proverbiale dénigrant le têtu professe qu’on « ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif » (vous noterez cependant que l’animal est chargé de bien des défauts en sus de son bât car ni la souris ni l’éléphant déjà désaltérés n’y reviendraient eux non plus), une erreur trop souvent commise fait de boire en âne l’expression s’appliquant au bruyant s’abreuvant.